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Parenthood

Saison 1
4_coeurs
-oO° Music °Oo-
"Forever young" de Bob Dylan
"Natural disaster" de Andrew Bird
"Even though" de Norah Jones
"Make you crazy" de Brett Dennen
"The whip" de Locksley
"Two weeks" de Grizzly Bear
"In the end" de Ida Maria
"The swimming song" de Loudon Wainwright III
"In my dreams" de Eels
"Change of time" de Josh Ritter
"Darling do not fear" de Brett Dennen
"Young folks" de Peter, Bjorn & John
"Today has been okay" de Emiliana Torrini
"I buried a bone" de Blind Pilot
"Colors" de Amos Lee
"Million bucks" de Maino feat Swizz Beatz
"Candlelit" de Jont
"Baby bommer" de Monsters of Folk
"100 yard dash" de Raphael Saadiq
"Out go lights" de Spoon
"Hell" de Tegan and Sara
"Slippin' " de Quadron
"Solitaire" de Wilco
"It's tricky" de Run DMC
"Freely" de Devendra Banhart
"This is for the better days" de The Bees
"Vengeance is sleeping" de Neko Case
"Gone away" de Lucy Schwartz
"Let it be me" de Ray LaMontagne


Etant donné la grande ressemblance entre les deux séries, la comparaison entre Brothers & Sisters et Parenthood est inévitable. Deux séries dramatiques qui nous plongent dans le quotidien de deux familles nombreuses, charismatiques et surtout névrosées. Mais il suffit de se pencher sur Parenthood pour se rendre compte qu'elles ne sont finalement pas si similaires que ça. Alors que l'une se concentre sur les relations de fraternité, l'autre se concerne sur la pater ou maternité avec une justesse et un réalisme assez brillants pour être soulignés. Les personnages sont très bien travaillés et surtout très bien portés par les acteurs qui nous offrent de beaux moments de complicité et de réunion familiales. Du côté des personnages, ma petite préférence va forcément à Lauren Graham qui nous offre une Sara Braverman très proche de la très regrettée Lorelaï Gilmore qui l'a fait connaître. Sara est une mère célibataire quarantenaire qui décide de retourner vivre chez ses parents avec ses deux enfants, Amber et Drew, pour des raisons financières. C'est l'archétype de la mère un peu paumée et souvent dépassée face à ses deux ados qu'elle a eu bien trop tôt et qui regrette amèrement toutes ses erreurs de jeunesse. Malgré tout cela elle reste intéressante à suivre et même si finalement ses intrigues de la saison n'auront pas été faramineuses et tournent très souvent autour des bêtises de ses enfants, elle reste l'un des personnages les plus attachants. Lauren Graham a cette capacité d'illuminer une scène de sa simple présence qu'elle y ait un rôle important à jouer ou non. C'est une véritable réussite de ce côté-là. Amber est d'abord présentée comme la caricature de l'ado rebelle qui n'hésite pas à défier sa mère à la moindre occasion et qui semble prendre un malin plaisir à la rendre chèvre. Tout au long de la saison cependant, on se rend compte qu'elle est bien plus que ça et cache finalement, une grande insécurité et un grand manque de confiance en elle. Et finalement, ses bêtises ne sont pas si faramineuses ou extraordinaire que ça. Quoi que coucher avec le mec de sa cousine reste fort discutable! Globalement Amber est quand même une jeune fille touchante qui se laisse d'abord guider par son coeur et n'hésite pas à se forger une lourde carapace quand elle est blessée, deuxième personnage préféré! J'ai trouvé dommage que Drew soit par contre bien plus transparent en cette première saison. Il ne lui arrive rien de bien palpitant et, passé les scènes cocasses liées à ses séances de masturbations répétées, il perd très vite de son intérêt se flétrit et finit par être un personnage de second plan. J'espère le voir plus souvent la saison prochaine.

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Dans cette grande famille, Adam et Christina représentent certainement le couple le plus équilibré de tous ceux présentés, du moins au début. Adam est l'aîné des enfants Braverman et prend ce rôle très au sérieux. C'est lui qui va toujours essayer d'arranger les choses dans sa famille et faire en sorte de garder une certaine cohésion dans tout ça. C'est aussi vers lui que se tournent son frère et ses soeurs en priorité quand ils ont le moindre problème et ce rôle peut se révéler très difficile à assumer parfois. La découverte de la maladie de son cadet Max atteint d'autisme va, cependant, tout bouleverser dans sa vie bien évidemment. J'ai trouvé intéressant de parler de cette maladie connue, répandue mais très peu évoquée à la télévision. Je trouve le sujet traité de manière prenante, intéressante et juste mais toujours sans rentrer dans le tire-larme qui serait une solution de facilité. On nous montre une famille soudée et courageuse face à ce nouveau problème et c'est beau à voir. Peter Krause nous offre ici une très belle performance à mille lieux de son personnage d'avocat naïf de Dirty Sexy Money.  Finalement, Christina ne sera dépeinte qu'à travers cette maladie et l'inquiétude qu'elle peut ressentir pour son fils et ses difficultés à se faire à l'idée qu'il sera malade toute sa vie. Il est vrai qu'il est assez difficile d'associer des intrigues autres que ses enfants à une femme au foyer mais j'aurais aimé être surprise de ce côté-là et voir un autre aspect de la personnalité de Christina. Même si son ancienne carrière est rapidement évoquée au cours d'un épisode, j'aimerais voir Christina penser un peu plus à elle à l'avenir. Haddie, la fille de Christina et Adam, semble être l'opposé parfait et total d'Amber. Elle est jolie, gentille et c'est une vrai petite fille modèle. Pas étonnant que quand les deux jeunes filles ont des problèmes, les yeux se tournent en priorité vers Amber mais il faut se méfier de l'eau qui dort. Haddie possède elle aussi cette part de rébellion en elle qui ne demande qu'à s'exprimer et ce, encore une fois grâce à Amber qui l'a trahie au plus haut point. A partir de là, on nous offre une Haddie plus combattive, insolente et surtout déterminée à casser cette image de petite fille sage. On a eu droit à une teinture de cheveux dans les derniers épisodes, signe visible de changement, et j'espère sincèrement qu'elle continuera sur cette voie.

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Julia est la deuxième fille Braverman. C'est une jeune avocate très active qui a du mal à concilier vie professionnelle et vie de famille. Etant très peu là, il est difficile pour elle de créer une véritable complicité avec sa fille et la tache n'est absolument pas de tout repos. En plus de ça, son mari père au foyer attire tous les regards des mères de l'école de sa fille et elle va devoir montrer les crocs pour en éloigner certaines. j'ai beaucoup aimé la scène de la vente aux enchères dans les premiers épisodes ou justement elle défend son territoire bec et ongle. Je ne connaissais pas Erika Christensen avant cette série et je la trouve très talentueuse et surtout très attachante. Elle a une aura impressionnante et se révèle avoir un charme et une classe incroyable. J'aime beaucoup. Son personnage n'est pas vraiment pour moi le plus élaboré mais c'est, à mon sens, sa famille qui a eu les meilleures intrigues cette année. Il ne lui est pourtant rien arrivé d'extraordinaire et c'est justement ça qui me plaît. Un peu dans le même veine que Christina, Joel est malheureusement un peu trop rattaché à sa fille et reste le papa gâteau. Encore une fois, je trouve dommage de ne le cantonner qu'à ça. Enfin, Crosby est le dernier fils Braverman et certainement le plus immature. C'est l'archétype du musicien cool relax qui ne se soucie de rien et qui couche à droite à gauche. Mais la maturité et surtout les responsabilités vont très vite frapper à sa porte le jour ou Jasmine, un ex, lui présente son fils de 5 ans. Et après quelque balbutiements, Crosby finit par embrasser volontiers son rôle de père et c'est sans grande surprise qu'il finit par se remettre avec Jasmine. Il ne leur sera pas arrivé grand chose cette année et j'ai été déçue de voir les choses se terminer aussi bien pour eux et aussi facilement finalement. Une fois Jabbar présenté aux Braverman et Crosby présenté à la famille de Jasmine, ç'aura été pour le couple l'autoroute du bonheur et, c'est bien connu, les couples heureux ne sont pas intéressants. Enfin, les parents de la fratrie Zeek et Camille jouent plutôt un rôle de conseiller et de réconfort mais ils n'ont pas vraiment d'intrigues prenantes à eux.

Finalement, Parenthood, est une série touchante, intéressante voire passionnante à suivre avec une certaine désinvolture. J'aime les histoires de familles actuelles et réaliste et c'est à peu près tout ce que la série offre pour le moment. Ce n'est pas une série palpitante ou feuilletonantes mais on prend toujours un certain plaisir à suivre les aventures des Braverman et c'est finalement tout ce qui compte.